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Le Belvédère et le zoo

1:arrivée

2:Zarzis

3:Zarzis (2)

4:Jerba

5:Matmata

6:Tataouine

7:Jerba (2)

8:Zarzis (3)

9:Tunis

10:Sidi Bou/Carthage

11:Medina

12:El Menzah/Mutu

13:Le Bardo

14:Belvédère

15:Remarques

16:souvenirs

 

le même manège depuis 30 ans ! souvenirs...le petit lac à l'entrée du parc située place Pasteur


25 juillet. Jour férié. C’est le jour anniversaire de la proclamation de la république (1957), la deuxième date la plus importante après le 20 mars 1956, date de l’indépendance, où la Tunisie a cessé d'être un protectorat français. 

Le parc du Belvédère n’a pas changé à mes yeux. Toujours ce même étang ovale avec l’île au milieu à laquelle on accède via une passerelle en bois. Sur l’île toujours ce café avec les nombreuses tables. Et ces vieux manèges en fer avec la peinture qui s’en va. Il y a le manège classique qui tourne et la petite piste de voitures à pédales. C’est fermé. Tout est cadenassé. Les gens vont peut-être plutôt à la mer en été. Les vendeurs de kakis existent toujours. Les kakis normaux en forme de bâton et les autres en forme d’animaux : ça plaît aux enfants ça ! On ne change pas les choses qui marchent.

 dans le zoo

Il y a peu de visiteurs. Pas de touristes à part nous. Des familles de Tunisiens dont les enfants parlent très bien français avec l’accent de Paris ou Lyon. Donc des Tunisiens de France en vacances. Les Tunisois sont en train de faire la sieste ou sur une plage de La Marsa. Et les touristes sont une plage de Hamamet ou en train de visiter la Médina ou Carthage. Le zoo de Tunis n’est pas au programme touristique classique. Reste donc les quasi-tunisiens, et le pied-noir qui veut revoir les endroits de son enfance. Le zoo a à peu près la même configuration qu’il y a trente ans. Mais il est bien conservé et bien entretenu. Il y a ces poubelles vertes qu’on voit partout en ville. Je reconnais qu’il y a des progrès en terme de propreté, ici à Tunis. Dans le sud, c’est pas encore ça. Je connais le parcours du zoo par cœur, je l'ai fait tellement de fois étant enfant.

Je me souviens d’une étendue où se tenait un marabout, en compagnie de petits animaux paisibles. Il y a maintenant une petite clôture et l’herbe est toute verte, arrosée. Ça a meilleure allure comme ça. Il y a 2 ou 3 marabouts, et des grues couronnées. En face, l’enclos de terre battue avec les autruches. On pourrait croire que c’est les mêmes depuis 1980. Les félins sont toujours dans les petites cages là-haut, les pauvres. Lion, tigre, puma.  L’otarie fait inlassablement le même tour dans son bassin. Au bout du cinquième tour on a compris. Il est alors facile de se synchroniser pour la photo. C’est qu’elle nage vite. Le clou du spectacle c’est l’éléphant. Un paisible éléphant d’Asie. Pour 500 millimes on peut prendre une photo, avec son propre appareil, des enfants en train de donner un bout de kaki à l’éléphant. Il y a aussi un « photographe officiel » mais son appareil de photo semble dater de l’époque où j’ai visité le zoo pour la première fois, en 1972. Un modèle genre accordéon. Il n’ose pas rivaliser avec mon Canon Ixus digital et continue sa sieste sous l’arbre. 

 

les ours, à 35 degrés, sont presque tout le temps dans l'eau...

       

L’éléphant semble jouer son rôle, il tend la trompe doucement comme s’il ne voulait pas effrayer les enfants. Malheureusement les enfants lâchent le bout de kaki, de peur, juste avant que la trompe n'attrape le morceau. Le "cornac" est là pour organiser le tout. C’est lui donnera finalement la « récompense » à l’éléphant. 
Ensuite c’est la douche. Je ne sais pas si c’est parce qu’on est là ou si c’est l’heure. Le maître commence par asperger l’éléphant. Au bout de deux minutes, l’éléphant ouvre la gueule : il réclame de l’eau. Le maître dirige le jet dans sa gueule ouverte. Après avoir stocké plusieurs litres dans sa gueule qui lui sert de réservoir, l’éléphant y puise avec sa trompe s’asperge le dos. Il refait le plein puis s'asperge le ventre, en levant la patte, idem pour la tête, et les autres parties du corps. Avec sa trompe il se frotte ses yeux et oreilles mouillées. Il prend sa douche quoi. On s’attend à ce qu’il se mette à chanter, le Babar. Parfois il prend lui-même le tuyau pour se le mettre dans la gueule. Je suis content que les enfants aient pu assister à un documentaire animalier en grande nature.

Babar prend sa douche       


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