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Seconde visite de Djerba

1:arrivée

2:Zarzis

3:Zarzis

4:Jerba

5:Matmata

6:Tataouine

7:Jerba

8:Zarzis

9:Tunis

10:Sidi Bou/Carthage

11:Medina

12:El Menzah/Mutu

13:Le Bardo

14:Belvédère

15:Divers

16:souvenirs

Homt Souk
17 juillet. On visite Homt Souk plus en détail. L’autre fois c’était juste en passant, et il commençait à faire nuit. Je reconnais globalement la ville mais pas tout. Mais cette place carrée piétonne avec les cafés, je pense la reconnaître. C’est bien là que je jouais aux cartes le soir, avec des jeunes rencontrées je ne sais où. J’avais 16 ans. Mes parents me laissaient faire seul les 500 m entre la maison et le centre. De toutes façons, les agressions j’en ai jamais entendu parler à Jerba. 
Dans les souks, toujours cette même façon de marchander systématiquement. Les prix de départ sont encore plus surréalistes qu’ailleurs. A cause de la proximité des hôtels qui commencent à 2 km à l’est de Homt Souk.

Homt Souk       

Pour un chapeau de paille, c’est 18 dinars « pour toi mon ami. » Je joue la comédie habituelle, je laisse retomber le chapeau pour m’en aller. Le vendeur dans le doute (si ça se trouve je mets les pieds la première fois en Tunisie et j’ai atterri la veille) a essayé le prix « pigeon première catégorie ». Je l’achèterai finalement 4 dinars. Il m’explique que le tressage est plus fin. C’est exact. Donc 3 dinars pour celui du marché de Zarzis et 4 pour celui-là. C’est normal. Je me demande bien pourquoi ils n’annoncent pas tout de suite le vrai prix, mais ça serait pas drôle, la transaction serait conclue en 30 secondes. Je regrette de l’avoir acheté car avec ce prix de départ, ce n’est plus du marchandage mais de l’escroquerie. Mais tous les guides touristiques avertissent de cette pratique. Faut vraiment être à côté de la plaque pour ne pas être au courant.
Non loin de là on me propose une ghaïta . Elle est différente des autres qu’on voit partout, celles avec un embout fait d’un bout de paille de plastique. Celle-là est plus grande, elle a l’embout en roseau. C’est une vraie, en somme. Il essaie de me faire croire que c’est l’instrument de pro, une pièce unique etc., et m’annonce 45 dinars. Après 20 minutes de marchandage je la prends à 20 dinars. En marchandant 1 heure, je peux l’avoir à 13 ou 14. Mais ce qu’on gagne en argent, on le perd en temps. 
Ces genres de négociations, ce n’est même plus du marchandage, ce sont des conversations cordiales (il faut avoir le temps !) où il est question au détour de certaines phrases de prix et de vente. 

 

Tenues traditionnelles de Jerba
Dans le centre de Jerba non loin d’El Mey et Mahboubina, les femmes portent la tenue traditionnelle : une robe et un voile qui couvre tête et épaules, tout deux de la même couleur. On distingue deux types d’ « uniformes » : blanc avec quelques bandes où le orange est dominant, ou alors rouge avec des bandes plus claires. Un peu comme sur les dessins à droite à gauche. Il y a des variantes. J'imagine que chaque village a son "code", un peu comme les tartans des clans écossais. Mais les femmes qui portent encore ces tenues sont minoritaires.  Le chapeau de paille rond fait également partie de la tenue typique.

 

     Le Borj à Homt Souk     Visite du borj (forteresse) à Homt Souk. C'est le fort qui gardait le port et la ville, comme il y en a dans de nombreuses villes côtières. Ces forts datent du moyen-âge. Ils ont été construit sous l'empire arabo-musulman puis rénovés et agrandis du temps des Ottomans. Les Espagnols qui avaient pour but à un moment donné de contrôler toutes les côtes de la Méditerranée  sont aussi passés par là. Le fort est en rénovation, des ouvriers mélangent du mortier et l’appliquent. Il y a des stèles puniques. Je me demande si ce sont de vraies ou des copies. On voit aussi un tas de boulet de pierre.

Du haut du borj on peut voir des gradins en construction. En demi-cercle, comme pour les théâtres antiques. Je me demande à quoi ça va servir car les terrains de sport sont rectangulaires. 
Le port est complètement caché par ces immeubles en construction (photo). Avant on pouvait le voir depuis le borj.
   

     Devant le borj, il y a de grands pins. Ces arbres sont communs dans le nord mais ici à moins de 100 km du désert c'est rare. Je me souviens précisément d’une fois où André et son frère (Pierre ou Jean ?) avaient garé le van sous des pins comme ça à Homt Souk. Je suppose que c'est à cet endroit. Nous leur disions au revoir parce qu'ils continuaient leur voyage touristique dans le sud tunisien. 

       


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