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CONNAISSEZ-VOUS
LA LITTÉRATURE CUBAINE ?
Pour camper le décor, je citerai un des
auteurs de la nouvelle vague d'écrivains cubains, Eliseo
ALBERTO (Caracol beach) : lorsqu'un pays traverse
une profonde crise économique, morale et idéologique, la culture fleurit d'une
manière spectaculaire . C'est une sorte de compensation naturelle de la
vie".
Il fait allusion à la "période
spéciale" provoquée par l'effondrement du bloc soviétique, l'arrêt
brutal de l'aide soviétique à Cuba, les pénuries et la dollarisation de
l'économie ainsi que l'afflux de touristes. Le monde des paladares, les
restaurants privés officieux, des jineteras, ces cavalières qui se
prostituent auprès des touristes pour quelques dollars, des travestis, de la
drogue et de la corruption, constitue aujourd'hui la principale source
d'inspiration de la littérature cubaine.
A l'occasion de mon voyage à Cuba en
1998, je'ai déambulé sur le marché aux livres et, là, j'ai discuté avec des
vendeurs de livres d'occasion qui m'ont sorti de derrière les fagots toutes
sortes d'écrits interdits sur l'île. J'ai ainsi acheté des livres mais aussi
des photocopies d'éditions censurées et introuvables que je tiens à la
disposition des aficionados. Et je salue le courage de ces vendeurs de
livres passionnés de littérature et de liberté.
- Cristina
GARCIA : Romancière contemporaine
qui vit aux Etats-Unis et écrit en anglais &
Cuba Usa (199?). Haletant
- Eduardo MANET
: Ecrivain cubain exilé en France
depuis 1951, naturalisé Français en 1979. C'est
superbe, c'est de la belle littérature cubaine comme j'en raffole. Chaque
nouveau livre que Monsieur Manet publiera, je me jetterai dessus. J'ai
une édition dédicacée (à Monsieur x) d'&
un cri sur le rivage
(1963).
&
Rhapsodie cubaine (1996) ::
Luttes et rêves des exilés cubains à Miami. Cela commence à La Havane en
1960 et se termine à Miami dans les années '90 avec une allusion fugace au
cauchemar des balseros en août 1994.
&
La Habanera (1994) :
&
D'amour et d'exil
(1999) : A près de 50 ans, Leonardo
Esteban, fonctionnaire cubain modèle, amant d'une espionne castriste respectée, largue tout,
ses amis, son passé, son amour et s'exile au pays basque alors que Cuba
s'ouvre aux étrangers.
Leonardo
PADURA FUENTES : "un représentant de la
génération cachée, née avec la révolution, lucide, sans illusions, à
mille lieues de l'enthousiasme inconditionnel et pathétique de la
précédente" &
Pasado
perfecto (1991) &
Vientos de cuaresma
(1994) &
Mascaras (1997)
-
Virgilio
PINERA :
1912-1979 &
La carne de René (1949)
&
Le néant quotidien (1995) : "L'histoire
d'une jeune cubaine en pleine "période spéciale" décrétée par
Castro (pénurie, liberté précaire) quand les 2 hommes de sa vie vont
jouer aux échecs le privilège de finir la nuit avec elle. Dehors, semble
l'attendre la mer immense, par où se sont déjà enfuis les amis chers..."
&
La douleur du dollar (1997) : Le portrait de
son île natale à travers l'histoire d'une femme abandonnée par
l'homme de sa vie, qui lui a laissé une fille et... un dollar.
"Fascinée par la mer, les palmiers, les rues, l'ombre sous les
arcades, le doux soleil permanent sans vacances, et tout ce tralalas de la
cubanité, qui ressemble tant à une maladie vénérienne..."
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