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Méli-mélo
de livres chers
(sans compter la page réservée à la littérature
cubaine (clic)...)
par Agnès
- Annie ERNAUX : un
style très dépouillé, hyper réaliste, essentiellement autobiographique.
Elle raconte tour à tour son enfance dans un village de Normandie, la vie
simple voire simpliste en famille avec ses parents épiciers, ses premiers
émois amoureux, un avortement, son mariage, le désenchantement de la vie
de femme mariée et mère de famille, la passion démesurée pour un amant
étranger...
Mes
commentaires sur les oeuvres d'Annie Ernaux
(clic)
- Helen
FIELDING : &
Les carnets de Bridget Jones : C'est le journal
d'une jeune femme à la trentaine, célibataire, professionnelle, en
permanence au régime, qui aime bien sa petite dose d'alcool ici et là.
Tous les jours, elle note dans son journal : son poids au gramme près, le
nombre d'unités d'alcool et de cigarettes ingérées, le nombre de pensées
positives et de pensées négatives .. J'ai adoré. [note du
webmaster : ce texte a été écrit en 2000. Entre temps, il y a eu
l'adaptation au Cinéma. Et maintenant, tout le monde connaît] C'est actuel. Lu aussi
la suite et un autre roman de Helen Fielding de la même trempe : &
Cause celeb'. Pas mal aussi
- Hervé GUIBERT
: Il faut lire les livres d'Hervé Guibert pour comprendre
l'immense désarroi et la douleur incommensurable des malades du sida. A
chaque ligne, je pensais à toi, Daniel, à ton calvaire, à ton filet de
voix qui filtrait péniblement au téléphone. Puis plus rien. Tu ne m'auras
jamais parlé de l'Irak avant mon départ...Tu es parti si vite et dans une
telle douleur. &
A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie (1990)
&
Le protocole compassionnel
(1991)
- MM. KAYE :
je ne crains pas de le dire : elle fait partie de mes auteurs cultes. Si je
ne possède pas tous ses livres (de même que pour Loti ou Kessel et, en son
temps, Duras) je suis une femme frustrée. Les avoir à ma disposition en
bibliothèque ne me suffit pas, je dois les posséder. C'est de la rage !
&
Pavillons lointains (The
far pavilions): une histoire d'amour aux Indes... inoubliable
&
Zanzibar (Trade Wind) (1963)
: je le lis et le relirai jusqu'à la fin de ma vie &
L'ombre de lune (Shadow of the moon)
(1956)
: sublime... &
Murder abroad (Death in Berlin, Death in Cyprus, Death
in Kenya, Death in Zanzibar, Death in Kashmir, Death in the Adamans) :
une intrigue policière haletante sur fond d'histoire avec un grand H et à
travers le monde..
- Joseph KESSEL
: je vous renvoie à mon commentaire
relatif à Pierre Loti...
- Pierre LOTI :
écrivain culte. J'ai besoin de temps pour jeter par écrit mes sentiments
sur son oeuvre. Soyez patient !
- Andreï MAKINE
: &
Le testament français
(1995). Un bijou d'écriture et de style : on tombe amoureux de la langue
française en lisant cet écrivain d'origine russe. Et il m'a dédicacé son roman..
-
K.C. McKINNON : &
Les amants du lac : Une belle romance au
Canada, un dancing démodé au bord d'un lac, le retour aux sources de
Maggie, qui fuit la mégapole, le divorce, ses quarante ans
-
Gisèle
PINEAU : Écrivain guadeloupéenne, la trentaine. Un style
d'écriture incroyablement vivant, très original, coloré, expressif et
fort. On lit ses livres comme on boit un ti'punch ou comme on regarde le
vent effleurer les feuilles de bananier. J'ai aimé tous ses romans :
&
L'espérance-macadam (1995) : "Tout ça,
c'était Savane... Et là, il y avait des cases où roulaient des existences
en chien qu'on serrait sous la tôle et la planche. Des bougresses qui
comptaient plus leur marmaille. Sitôt laissée l'école, elles devenaient
femelles, savantes en vice. Robes relevées, assurées que bondas et tétés
allaient délivrer de la misère, elles riaient. Mais au bout d'un petit
moment, égarées, tournées-virées par le roulis de la vie, elles étaient
brisées sans le savoir. Et la ronde des ventres-calebasses commençait.
Quand elles cherchaient la paix, qu'elles voulaient plus voir le portrait
d'un homme, y avait déjà quatre-cinq enfants dans leurs pieds. Ventres et
cartables vides. patience des misérables et mâchoires contractées au
guichet des Allocations familiales..."
&
L'exil selon Julia (1996) &
L'âme prêtée aux oiseaux : Entre
Paris, New York, la Guadeloupe, les Caraïbes britanniques... le
déracinement, le racisme, la fragilité de l'amour, la solidité du lien
familial &
La grande drive des esprits &
Un papillon dans la cité
-
James
SALTER : un retraité de l'armée américaine , qui nous a commis
un roman inoubliable : &
Un bonheur parfait : "Toute vie est un
processus de démolition, écrivait Scott Fitgerald. J. Salter semble lui
donner raison avec son roman cruel et subtil : Nedra est belle, assurée, et
sait donner aux gestes quotidiens une sorte d'élégance. Viri est
architecte. Il rêve d'accomplir une oeuvre qui lui survivra , et dévore
les biographies d'hommes illustres. Ils habitent une vieille demeure
non loin de New York, ils s'aiment. Peut-être sont-ils moins heureux qu'ils
ne le disent. Quand le temps aura fait son oeuvre, il ne restera plus, des
amours de Nedra et Viri, que des ruines et des regrets. Tendre est la nuit,
mais la perfection du bonheur n'est pas de ce monde." Ceci est le
résumé de la jaquette, le livre est un bijou.
- Pierre SCHOENDORFFER :
&
Sur la piste du lion : l'extraordinaire
biographie de Joseph KESSEL, journaliste écrivain baroudeur dont Frédi
et moi avons dévoré presque tous les livres
&
Inconnu à cette adresse
(1938) : Une
nouvelle très courte, qui se dévore en une heure, mais très intense.
L'histoire de la montée du nazisme et de ses répercussions dans les
relations entre deux associés marchands de tableaux (Martin Schulse,
l'Allemand, et Max Eisenstein, le Juif américain) vue à travers leur
correspondance fictive Le dénouement est inattendu et subjuguant
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